Les fragmentés (tome 1), de Neal Shusterman

399 pages

Éditeur : Edition du Masque (collection MsK)

Date de parution : le 11 septembre 2013

Prix : 17€

Quatrième de couverture

« Dans une société traumatisée par la Seconde Guerre civile, une loi autorisant la fragmentation a été votée. Celle-ci stipule qu’il est interdit d’attenter à la vie d’un enfant de sa conception jusqu’à son treizième anniversaire. Passée cette date, tout parent peut décider de « résilier » son enfant en ayant recours à la fragmentation, processus qui permet de renoncer à son enfant rétroactivement. Une seule exigence : réutiliser 99% des organes du fragmenté pour qu’il continue à « vivre » à travers d’autres.

Connor, Risa et Lev ne se connaissent pas, un monde les sépare. Adolescent à la dérive, pupille de la nation ou objet d’un sacrifice religieux, chacun se retrouve pourtant sur la liste fatale. Leur seule échappatoire : fuir, se cacher, et essayer de survivre.« 

Mon avis

En tant que grande fan de dystopie, j’avais hâte de découvrir ce premier tome : je ressors satisfaite de cette lecture bouleversante. Ici le sujet me touche plus car il concerne les enfants.

Pour mettre fin à la Deuxième Guerre Civile, un ensemble de lois intitulé Charte de la Vie a été voté. Cette Charte stipule qu’il est impossible de tuer un enfant depuis sa conception jusqu’à ses treize ans. Mais entre treize et dix-huit ans, la vie de l’enfant peut être interrompue, sur simple décision de ses parents. Ce processus consiste à résilier rétroactivement l’existence de l’enfant tout en le gardant en vie puisque ses organes serviront à d’autres personnes, donc l’enfant vivra au travers ces personnes.

Dans ce monde, ce processus de fragmentation est une pratique courante et acceptée par tous, sauf par les fragmentés. Nous suivons principalement Connor, Risa et Lev qui ont tous les trois une histoire et un passé différents mais un élément en commun : leur fragmentation à venir.

Dès le début du roman, je me suis plongée dans l’histoire qui démarre rapidement. Les narrateurs des chapitres alternent principalement entre Connor, Risa et Lev. Cela nous permet d’avoir le point de vue de chacun, de voir leur sentiment, leur évolution et de connaître leur passé.
Connor est un enfant rebelle qui décidera de s’enfuir avec sa copine lorsqu’il découvrira que ses parents souhaitent le fragmenter. Mais celle-ci le lâche au dernier moment, c’est donc seul qu’il va fuir.
Risa est une pupille de la nation qui ne satisfait plus son directeur qui a décidé de la fragmenter.
Enfin, Lev est destiné à être fragmenté depuis sa naissance, c’est un décimé que ses parents ont décidé de mettre au monde afin de le sacrifier dès ses treize ans.
Ces trois enfants viennent d’un milieu différent, mais leur chemin vont se croiser et ils vont se battre pour la même chose : continuer à vivre et ne pas être fragmentés.

L’univers est dérangeant. L’avortement est interdit, les femmes abandonnent leurs enfants en les déposant devant la maison de leur choix. Si la mère n’est pas prise en flagrant délit d’abandon, les habitants de cette maison doivent alors s’occuper de cet enfant, au moins jusqu’à ses treize ans puisqu’après ils sont libres de le fragmenter. S’imaginer vivre dans ce monde m’a fait froid dans le dos.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé ce roman, mais je n’ai pas accroché au moment où Lev rencontre CyFi, un jeune homme dont je vous laisse découvrir l’histoire. Je n’ai pas réussi à m’intéresser à l’histoire de CyFi qui m’a ennuyée, mais elle est intéressante pour mieux comprendre l’univers.A noter que dans cette réédition, nous pouvons découvrir une nouvelle inédite de moins de soixante pages sur Le Peuple d’Argent. Cette nouvelle nous permet de mieux comprendre une partie de l’histoire de l’un des personnages de cet opus.

Les personnages sont attachants, l’univers est original et dérangeant. C’est une dystopie comme on les aime et vraiment bouleversante par rapport à celles que j’ai déjà pu lire. Un roman révoltant à dévorer !

 J’ai chroniqué ce livre pour les Chroniques de l’Imaginaire.

La note de Rex

5 sur 5

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Publié le 1 octobre 2013, dans Chroniques de l'imaginaire, Dystopie, Young Adult. Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. Je te déteste.
    Sinan, je comprends pas pourquoi une famille qui trouverait un bébé devant sa maison serait obligée de l’élever, c’est « pas juste », on se croirait dans Smallville.
    Hâte d’en savoir plus j’aime ce qui dérange.

  2. J’aimerais beaucoup le lire ^^

  3. elodie macquart

    merci de ton avis, il me tente énormément, les déçus sont rare ^^

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