Archives de Catégorie: Science fiction

Notre fin sera si douce, de Will McIntosh

368 pages

Éditeur : Fleuve éditions

Date de parution : le  13 mars 2014

Prix : 19€90

Quatrième de couverture

« Peut-on trouver l’amour lorsque la fin du monde approche ?

En 2023, le taux de chômage aux États-Unis a explosé, la crise économique bat son plein, les conflits pour l’accès à l’eau potable se multiplient, le gouvernement ne peut plus rien face aux gangs de tous bords. Et pourtant, pour ceux qui ont encore un travail et un toit, l’apocalypse à venir n’est qu’une menace diffuse. La crise va sûrement passer, les choses s’arranger, la vie reprendre ses droits ?
Jasper ne fait pas partie de ceux qui connaissent encore ce confort. Il migre de ville en ville avec sa « tribu », des jeunes issus de la classe moyenne qui n’ont jamais réussi à s’insérer dans une société devenue impénétrable. Jasper est un romantique, et dans ce monde qui refuse de lui donner une place, il s’est fixé un objectif : trouver l’âme sœur, connaître l’amour avant que tout ne s’écroule.
Pendant ce temps, une nouvelle drogue fait fureur : le Dr Bonheur, censée rendre les gens heureux… Serait-ce l’ultime solution en attendant la fin du monde ?« 

Mon avis

Nous suivons Jasper du printemps 2023 à l’automne 2033. Il vit dans un monde où l’économie s’est écroulée, où les gens se déplacent en tribus et troquent par exemple de l’énergie contre de l’eau ou de la nourriture. L’accès à l’eau potable et la nourriture est limité. La police n’hésite pas à exécuter la population. Il n’existe plus que deux classes : les riches et les pauvres.

Dans ce monde, un groupe d’individus souhaite mettre fin à cette situation en lâchant un virus : le virus du Dr Bonheur, censé rendre les gens heureux. Nous suivons Jasper et ses amis dans les moments importants de sa vie. Dans ce monde post-apocalyptique, Jasper espère trouver l’amour. Le trouvera-t-il ?

J’avais hâte de me plonger dans ce roman d’anticipation dont la quatrième de couverture m’avait mis l’eau à la bouche. Mais, malheureusement, j’ai vite été déçue et j’ai dû m’accrocher pour finir ma lecture.

J’aurai aimé plus de détails concernant ce monde et ressentir le stress des personnages. Mais non, je n’ai rien ressenti et j’en avais marre de suivre les amourettes de Jasper. Quelques scènes un peu violentes sont présentes afin de réveiller notre intérêt de temps en temps. Mais la sauce n’a pas du tout pris avec moi. Je n’ai pas réussi à m’attacher à Jasper, ni aux autres personnages.

Pour conclure, même si ce roman d’anticipation évoque des sujets intéressants, c’est pour moi une grosse déception.

 J’ai chroniqué ce livre pour les chroniques de l’imaginaire.

La note de Rex

1 sur 5

Delirium, de Lauren Olivier

475 pages

Éditeur : Le livre de poche

Date de parution : le 19 mars 2014

Prix : 7€90

Chronique du 2ème tome

Quatrième de couverture

« Elle ignore qu’une rencontre va tout faire basculer. Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment, que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens… jusqu’où iriez-vous pour conserver le droit d’aimer ?

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme la pire des maladies. A dix-huit ans, tous les jeunes sont soumis au « Protocole » et subissent une opération du cerveau. Ainsi, il n’y a plus de risque qu’ils tombent amoureux ou se laissent guider par les sentiments.

A quelques mois de son dix-huitième anniversaire, Lena se sent prête et même impatiente.« 

Mon avis

Nous qui avons besoin d’amour pour vivre, pouvons-nous imaginer comment cela se passe dans un monde où cet amour est considéré comme une maladie ? Que ce soit l’amour d’une mère envers son enfant, l’amour de deux amoureux, l’amitié : l’amour est la pire des maladies dans l’univers créé par Lauren Oliver. Pour stopper cette maladie, les jeunes, dès dix-huit ans, sont soumis au Protocole et subissent une opération du cerveau. Ainsi, ils sont privés de tout sentiment, de leur liberté d’aimer.

Lena va bientôt subir ce Protocole qu’elle voit comme une délivrance. Dès qu’elle se sera fait opérer, elle saura qu’elle ne contractera pas cette maladie. Lorsqu’elle se rend au laboratoire pour son évaluation, elle rencontre Alex. Cette rencontre va bouleverser sa vie puisqu’Alex va lui montrer que l’amour n’est pas une maladie mortelle.

Il faut dire que Lauren Oliver frappe fort avec la création de cet univers puisque le sujet est original et nous touche forcément. J’ai beaucoup aimé découvrir cet univers même si j’ai ressenti pas mal de longueurs.

Concernant les personnages, je ne me suis pas beaucoup attachée à eux, mais je les ai appréciés et compris. Lena est une jeune fille qui n’attend qu’une chose : le jour du Protocole. Sa mère était atteinte de la maladie, Lena a donc profité de l’amour de sa mère lorsqu’elle était petite, jusqu’au jour où elle s’est suicidée. Elle a désormais peur d’être atteinte de la maladie de l’amour, comme sa mère l’était. Elle a donc hâte que son Protocole arrive et a d’ailleurs choisi l’homme avec qui elle passera ensuite sa vie. Mais lorsqu’elle rencontre Alex, ses convictions vont changer. Alex est le jeune homme qui fera découvrir l’amour à Lena. Je l’ai trouvé sympathique et attachant.

Pour conclure, j’ai passé un bon moment de lecture avec cet opus. C’est dommage que les lenteurs se fassent trop ressentir, mais les bases de l’histoire sont posées. J’ai maintenant hâte de relire la suite de cette saga.

 J’ai chroniqué ce livre pour les chroniques de l’imaginaire.

La note de Rex

4 sur 5

Dualed, de Elsie Chapman

347 pages

Éditeur :  Lumen

Date de parution : le  6 mars 2014

Prix : 15€

Quatrième de couverture

« Dans la ville fortifiée de Kersh, avant d’atteindre son vingtième anniversaire, chaque citoyen doit éliminer son Alter ego, un jumeau génétiquement identique, élevé dans une autre famille. Le compte à rebours se déclenche un beau matin, et chacun a trente petits jours pour affronter son autre moi.

West Grayer est fin prête. Elle a quinze ans, et s’entraîne depuis des mois et des mois pour affronter son Alt. Survivre, c’est accéder à une vie normale, terminer ses études, avoir le droit de travailler, de se marier, de mettre au monde des enfants. Mais un grain de sable imprévu vient gripper la machine, et West se met à douter : est-elle vraiment la meilleure version d’elle-même, celle qui mérite un avenir ? Pour rester en vie, elle doit cesser de fuir… son double d’abord, mais aussi ce qu’elle ressent, et qui a le pouvoir de la détruire.« 

Mon avis

J’avais très envie de découvrir cet ouvrage de la nouvelle maison d’édition Lumen. La couverture me plait et la quatrième de couverture m’a donnée très envie de me plonger dans ce roman. Je ne regrette pas cette découverte car j’ai passé un très bon moment de lecture même si j’ai relevé quelques points négatifs.

Je ne fais pas de résumé personnel de l’histoire puisque la quatrième de couverture suffit. J’ai trouvé le thème de l’histoire intéressante. Devoir tuer son Alter ego et le monde dystopique dans lequel on est plongé (même s’il est finalement peu expliqué) m’ont plu. Par contre, je trouve un peu dommage que certaines choses soient assez faciles, on voit venir la majorité des événements qui arrivent.

Concernant les personnages, nous suivons tout au long de la lecture West, une jeune fille de quinze ans qui, au début du livre, m’a semblée intelligente. Je m’étais attachée à elle à cause des événements tragiques qui sont arrivés dans sa vie. Elle semblait dure et sûre d’elle, puis à cause de la perte du dernier membre de sa famille qui lui restait, elle se remet tout le temps en question. Elle va alors apprendre à se défendre afin d’être prête lorsqu’elle sera activée et qu’elle devra tuer son jumeau. Pour cela, elle décide de devenir chasseuse. Elle est ainsi envoyée en mission afin de tuer les jumeaux d’autres activés. Lorsqu’elle est activée et doit alors tuer son jumeau dans les trente jours, elle se demande si elle est vraiment la meilleure d’entre les deux. Mérite-t-elle de vivre ? Je dois avouer que pendant ma lecture je ne comprenais pas ses choix, elle m’a énervée à plusieurs reprises, j’avais envie de lui crier d’ouvrir les yeux, de la secouer. Certes, je comprends qu’elle puisse être perdue, qu’elle se pose des questions… Mais bon elle fait tout le temps les mauvais choix. Bref, je n’ai pas aimé cette héroïne.

Chord intervient également dans l’histoire. C’est un ami de Luc, frère de West. Il voudra l’aider à accomplir sa mission, mais elle s’y oppose fermement. Elle fera tout pour le fuir. Heureusement, celui-ci a quelques petites astuces et sera toujours là pour la sauver… ou pas ! J’aurai bien aimé plus découvrir ce personnage qui semble plus posé et plus intelligent que West.

Malgré ces points négatifs, j’ai beaucoup aimé ma lecture ! Je me suis vite plongée dans l’univers, j’ai beaucoup aimé les idées de l’auteur, j’ai apprécié suivre la fuite de West et ses courses poursuite. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j’ai dévoré rapidement ce roman. C’est un premier tome à découvrir malgré ses défauts.

Je remercie grandement les éditions Lumen pour cette jolie découverte dans le cadre de notre partenariat.

La note de Rex

3 sur 5

La dernière guerre (tome 2 – 2nde vie), de Fabrice Colin

428 pages

Éditeur :  Michel Lafon

Date de parution : le  14 novembre 2013

Prix : 16€95

Quatrième de couverture (attention aux spoilers sur le 1er tome)

« Je m’appelle Rain, j’ai quinze ans. Je vis dans un monde ravagé par la guerre, où plus aucune femme ne peut avoir d’enfant. Un monde à feu et à sang que je dois traverser, car j’ai juré de retrouver Floryan. Pour s’échapper de l’Intermonde, il a fait le choix de la réincarnation en plongeant dans le Nihil. Mais au lieu d’un seul garçon, j’en découvre deux, Anthony et Eliott. Lequel est Floryan ? Je l’ignore. Nous devons cependant faire vite, car l’horreur qui ronge la Terre porte un nom : les « Elohim ». Or désormais, nous le savons, ces êtres sans émotions sont parmi nous… et notre désespoir est leur nourriture.« 

Mon avis (attention aux spoilers sur le 1er tome)

La lecture de 49 jours, le premier tome de cette saga, fut un peu ennuyeuse mais néanmoins intéressante. J’avais donc envie de découvrir la suite de cette saga. Malheureusement, je n’ai pas accroché à ce deuxième opus que j’ai trouvé vraiment lent.

Dans ce second opus, l’histoire se poursuit en 2030 avec Rain. Souvenez-vous, dans le premier tome Floryan est mort dans un attentat. Il s’est alors retrouvé dans l’InterMonde. De l’InterMonde, il retournait régulièrement sur Terre pour voir notamment ce qui arrivera à sa famille dans les années à venir. C’est dans ces voyages que Floryan a rencontré Rain. Ils étaient tombés amoureux et s’étaient promis de se retrouver à un certain endroit, un jour déterminé. Dans le deuxième opus, Rain se rend à cet endroit déterminé dans l’espoir de retrouver Floryan. Mais Rain devra voyager dans un pays ravagé et en guerre. En effet, la France est envahie par les Russes, les femmes ne peuvent plus avoir d’enfant et un virus sévit. Rain aura une sacré surprise : au lieu de retrouver Floryan, elle fera la connaissance d’Anthony et d’Eliott. Surtout, l’un de ces jeunes hommes lui dit avoir les souvenirs de Floryan…

Nous sommes donc en 2030 et nous voyageons dans ce monde dévasté et en guerre. Malheureusement, je n’ai pas réussi à être touchée par ce monde dévasté. Je ne sais pas pourquoi, d’habitude je le suis toujours, mais là l’auteur n’a pas réussi à me transmettre cette émotion. Néanmoins, ce monde est bien décrit, avec une atmosphère pesante tout au long du roman.

J’ai trouvé ce tome trop lent, je me suis ennuyée pendant une bonne partie de l’histoire (au moins jusqu’à la page deux cent cinquante). J’avais également eu le même ressenti lors de la lecture du premier opus, mais mon intérêt pour l’histoire avait pris le dessus. Là, ce ne fut pas le cas. Néanmoins, dans les deux opus, j’ai beaucoup aimé le monde créé par l’auteur, ses idées.

Concernant les personnages, j’aime beaucoup l’idée de la rencontre de Rain, d’Anthony et d’Eliott. On se demande vraiment lequel est Floryan, même si on sait dès le début qu’Eliott a des souvenirs de Floryan. Est-ce bien lui pour autant ? Quant aux réponses à nos questions, on obtient des éléments au fur et à mesure de la lecture 😉

Pour conclure, je ressors déçue de ma lecture. Même si le dernier tiers est plus intéressant, l’ennui était trop présent pendant le reste de ma lecture pour que je réussisse à bien me plonger dans l’histoire. Surtout, n’hésitez pas à lire d’autres chroniques qui sont beaucoup plus positives que les miennes 😉

Je remercie grandement les éditions Michel Lafon pour cette découverte dans le cadre de notre partenariat.

La note de Rex

2 sur 5

Parallon (tome 2), de Dee Shulman

Chronique du 1er tome

536 pages

Éditeur :  Robert Laffont (collection R)

Date de parution : le  26 septembre 2013

Prix : 17€90

Quatrième de couverture (attention aux spoilers sur le 1er tome)

« UN GLADIATEUR ROMAIN

UNE JEUNE FILLE DU XXIe SIÈCLE

DEUX MILLES ANS LES SÉPARAIENT

UN MYSTÉRIEUX VIRUS LES A RÉUNIS…

Seth et Eva ont survécu au virus qui les a fait se rencontrer.

Mais lorsque la santé d’Eva se détériore, le jeune couple doit se lancer dans une course contre la montre pour découvrir l’origine de l’épidémie. Avant que la mort ne les sépare à tout jamais…

Tandis que le nombre des victimes de la fièvre se multiplie, Seth doit accomplir un dangereux périple à travers les siècles et les mondes pour enrayer sa propagation. Obnubilé par cette quête, le jeune gladiateur ne remarque pas l’arrivée de son ennemi juré à Parallon : Cassius Malchus. Il ignore que ce dernier est en train de lever une redoutable armée…

UNE FIÈVRE BRULANTE

UNE PASSION DÉVORANTE

UN AMOUR AUX PORTES DE LA MORT« 

Mon avis (attention aux spoilers sur le 1er tome)

J’étais ressortie relativement déçue de la lecture du premier tome. Je reprochais surtout le manque d’action et une intrigue trop longue à se mettre en place. J’avais alors considéré que cet opus posait les bases de l’histoire. J’attendais donc beaucoup du second tome, qu’il soit plus rythmé et réponde à mes questions. Je ressors ravie de ma lecture !

Je ne fais pas de résumé personnel, la quatrième de couverture en dit bien assez et même un peu trop. Un point positif à noter : un petit résumé du premier tome est fait au début du livre. J’adore ça car de l’eau a coulé sous les ponts depuis la lecture du premier tome pour beaucoup d’entre nous 😉

Je n’ai pas eu toutes les réponses que j’attendais, mais on avance bien dans l’intrigue et on a quand même quelques éléments de réponses. De plus, le récit est rythmé grâce aux alternances de chapitres entre plusieurs personnages, ce qui créé plusieurs petites intrigues. Ainsi, nous suivons Eva et Seth. Eva est très malade, elle fait souvent des malaises, des arrêts cardiaques. Sauf lorsqu’elle joue dans son groupe de musique ou lorsqu’elle est à l’infirmerie avec Seth, on ne la voit pas beaucoup et n’est pas mise en avant par l’auteur. Quant à Seth, en plus de rester aux côtés d’Eva, il aura une mission très intéressante que lui confie Zachary. Pour cela, il devra retourner à Parallon et utiliser le vortex pour rejoindre le futur.

Nous rencontrons un autre binôme : Jennifer, journaliste, et Nick, flic. Ce sont deux personnages que j’ai beaucoup appréciés. Ils mèneront l’enquête sur d’étranges disparitions…

L’intrigue a également lieu à Parallon où nous retrouvons Mathias. Alors lui, quel imbécile ! Je ne l’aime vraiment pas. Je vous laisse découvrir pourquoi… Pff, je n’en veux pas comme ami ! Pauvre Seth !

En plus de ces divers personnages, des diverses intrigues, il y a pas mal de voyages dans le temps. Tous ces ingrédients font que le récit est bien rythmé, je ne me suis pas ennuyée, il y a vraiment un gros changement avec le premier tome !

Un deuxième tome à la hauteur de mes attentes et bien meilleur que le premier ! La rencontre avec de nouveaux personnages, des intrigues bien menées et rythmées. J’ai passé un très bon moment avec cet opus. J’ai hâte de découvrir la suite 🙂

Je remercie grandement Stéphane-Laure et les éditions Robert Laffont (collection R) pour cette très bonne lecture dans le cadre d’un partenariat.

La note de Rex

5 sur 5

Les faucheurs sont les anges, de Alden Bell

306 pages

Éditeur : Folio

Date de parution : le 29 août 2013

Prix : 7€70

Quatrième de couverture

« Temple a quinze ans. Elle ne peut se souvenir du monde tel qu’il était avant, il y a vingt-cinq ans… Avant que les morts ne reviennent à la vie, avant de se retrouver seule ou presque, sans personne d’autre qu’elle même pour assurer sa survie. Heureusement, elle semble faite pour ça, et son périple sur les routes des Etats-Unis lui permet de se nourrir chaque jour de la beauté du monde. Pourquoi, dès lors, éprouver le moindre ressentiment pour les autres : les limaces, les sacs à viande… les zombies.« 

Mon avis

Nous suivons Temple, jeune fille de quinze ans qui vit seule sur une île jusqu’au jour où elle voit apparaître un zombie. C’est décidé : elle n’est plus en sécurité et doit partir de cette île. Au cours de son voyage, elle va faire la connaissance de personnes sympathiques qui n’hésiteront pas à l’héberger pour quelques nuits, mais également de personnes qui essayeront de la violer ou de la tuer. Ainsi, avec Maury, elle essayera de fuir Moïse Todd qui n’aspire qu’à une chose : la tuer.

J’ai beaucoup aimé la poésie de la plume de l’auteur. Mais la structure du texte (absence de ponctuation pour indiquer les dialogues) ainsi que la façon de parler de Temple gâchent un peu l’ensemble. J’attendais également plus d’action. Ici, on se laisse gentiment bercer par la plume de l’auteur, or j’aurai aimé qu’elle soit plus rythmée. Vue le monde dans lequel vit Temple (infesté de zombies des années avant sa naissance), j’aurai aimé bien plus d’action. Aussi, il aurait été bien d’avoir plus d’informations sur cet univers.

Concernant les personnages, j’ai trouvé Temple mâture du haut de ses quinze ans. Même si par moment elle peut sembler froide dans certaines situations, cette jeune fille a du cœur. Elle essayera d’ailleurs de sauver Maury, surnommé « l’idiot », un homme muet qui sera à ses côtés pendant une bonne partie de l’histoire. Elle ne se prend d’ailleurs pas la tête et vit sa vie dans l’instant présent. Elle profite des petites choses que la vie lui apporte dans ce monde dévasté.

Je suis mitigée sur cette lecture. Son côté poétique et le monde infesté de zombies ou de « sac à viande », comme le dit Temple, m’ont plu, mais il manque vraiment de l’action. Finalement, j’ai juste l’impression d’avoir fait un bout de chemin aux côtés de Temple, sans avoir eu un vrai but. Je trouve qu’il n’y a pas de réelle intrigue. Un point positif tout de même pour la couverture que je trouve jolie et qui représente bien Temple.

Pour conclure, ne vous attendez pas à dévorer une histoire de zombies comme dans Walking dead. Dans ce roman, les zombies sont présents mais font partie du décor, on ne s’en préoccupe pas plus que ça. Je pense néanmoins que ce livre plaira aux lecteurs qui ont apprécié Vivants de Isaac Marion.

 J’ai chroniqué ce livre pour les Chroniques de l’Imaginaire.

La note de Rex

2 sur 5

Time Riders (tome 5 – Les flammes de Rome), de Alex Scarrow

452 pages

Éditeur : Nathan

Date de parution : le 7 mai 2013

Prix : 15€50

Quatrième de couverture

« Liam O’Connor aurait dû mourir en mer en 1912.

Maddy Carter aurait dû mourir en avion en 2010.

Sal Vikram aurait dû mourir dans un incendie en 2026.

Mais à la dernière seconde, une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne modifient le passé… et ne détruisent notre monde.

Alors qu’ils tentent d’arrêter des hommes venus du futur pour coloniser la Rome antique, Liam, Maddy et Sal se retrouvent piégés sous le règne de Caligula, l’empereur fou. »

Mon avis

Liam et Bob se rendent en mission à Rome en 54 après J-C, à l’époque où règne Caligula l’empereur fou. Autant vous dire qu’ils ne vont pas s’amuser. De leur côté, en 2001, Maddy et Sal se font pourchasser et risquent de mourir. Elles n’ont alors pas le choix : elles rejoignent Liam et Bob en 54 après J-C.

J’ai pris plaisir à retrouver Liam, Maddy, Sal et Bob dans ce cinquième opus. Même si la trame de l’histoire est répétitive par rapport aux précédents tomes, la sauce a toujours pris avec moi et ce cinquième tome commence à nous apporter des débuts de réponses à nos questions sur l’Agence des Time Riders. Aussi, Maddy ne pouvant plus garder pour elle ce qu’elle avait découvert sur les Time Riders dans les précédents tomes, fera des révélations à ses amis.

J’ai tout de même ressenti quelques lenteurs lorsque nos Time Riders sont à Rome. L’univers romain est un peu trop décrit et j’avais l’impression que la mission des Time Riders passait au second plan. Par contre, j’ai bien aimé retrouver nos Time Riders en même temps dans le passé, sachant qu’ils risquent de rester bloquer en 54 après J-C…

La fin de ce cinquième opus nous donne très envie de lire le sixième tome. J’espère tout de même qu’on aura plus de réponses à nos questions car le fait de savoir peu de choses, alors qu’on en est au cinquième tome, commence à devenir lassant. Néanmoins, ce cinquième opus reste une lecture plaisante !

Je remercie grandement les éditions Nathan pour cette lecture dans le cadre de notre partenariat.

La note de Rex

4 sur 5

Parallon (tome 1), de Dee Shulman

488 pages

Éditeur : Robert Laffont (Collection R)

Date de parution : le 24 janvier 2013

Prix : 17€90

 Quatrième de couverture

« UN GLADIATEUR ROMAN

UNE JEUNE FILLE DU XXIe SIÈCLE

DEUX MILLE ANS LES SÉPARENT

UN MYSTÉRIEUX VIRUS VA LES RÉUNIR

152 après J-C
Au sommet de sa gloire, Sethos Leontis, redoutable combattant dans l’arène, est blessé et se retrouve aux portes de la mort.

2012 après J-C
Élève brillante mais rebelle, Eva a été placée dans une école pour surdoués. Un incident dans un laboratoire fait basculer sa vie à jamais.

Un lien extraordinaire va permette à Sethos et Eva de se rencontrer, mais il risquer aussi de les séparer, car la maladie qui les dévore n’est pas de celles qu’on soigne, et leur amour pourrait se révéler mortel…

LEUR PASSION SURVIVRA-T-ELLE A LA COLLISION DE DEUX MONDES ? »

Mon avis

J’adore la couverture de ce livre et malgré de nombreux avis mitigés, j’ai sauté sur l’occasion lorsque Club de lecture l’a proposé en partenariat. Je ressors néanmoins relativement déçue de cette lecture. Pour moi les points négatifs de ce premier tome sont le manque d’action et l’intrigue qui met du temps à se mettre en place. C’est vraiment dommage, elle se met en place dans la dernière partie du roman, soit aux trois quart de l’histoire. Je considère donc ce premier tome comme un tome d’introduction où l’auteur pose les bases de son histoire tout en restant extrêmement mystérieuse. Je dois tout de même avouer que dans l’ensemble j’ai bien aimé l’histoire, surtout lorsqu’on suivait Sethos et sa découverte de Parallon. L’intrigue, même si elle est longue à se mettre en place, est originale.

Lors de la première partie du livre, il y a une alternance de narrateurs par chapitre entre Sethos et Eva. Sethos est un gladiateur vivant en 152 après J.-C. Moi qui ne suis pas une fan d’histoire, j’ai trouvé cette époque et les descriptions de l’auteur intéressantes. Néanmoins je ne me suis pas attachée à Sethos, mais il ne m’a pas déplu. Mes sentiments sont neutres pour lui.

Eva vit en 2012 après J.-C. C’est une jeune étudiante solitaire et surdouée. Elle suivra ses cours dans une école pour surdoués. Alors là, c’est un peu bizarre, mais tout roule bien pour elle alors que ce n’était jamais le cas avant. Beaucoup de garçons lui courent après, elle se fait rapidement des amis. Bref, c’est assez paradoxal. Et on a bien compris qu’elle était surdouée ; c’est lassant de le répéter très régulièrement.

Dans la deuxième partie, Sethos atterrit à Parallon et là le lecteur essaye de découvrir ce monde. L’auteur donne très peu d’éléments sur ce monde et sur la façon de le quitter pour atterir dans un autre monde. Comment passer d’un monde à l’autre ? Comment et pourquoi arrive-t-on à Parallon ? Qui est Zachary ?

Dans la troisième partie, enfin, Sethos et Eva se rencontrent ! Malheureusement, cette partie était trop « guimauve » pour moi. Eva prend assez facilement les choses lorsque Sethos lui dit qu’il vient d’une autre époque et lui explique toute l’histoire.

Maintenant que l’univers est mis en place, j’attends beaucoup du deuxième tome qui, je l’espère, sera plus rythmé et répondra à nos questions.

Je remercie Club de lecture et les éditions Robert Laffont (collection R) de m’avoir fait confiance dans le cadre de ce partenariat.

La note de Rex

3 sur 5

Chroniques lunaires (tome 1 – Cinder), de Marissa Meyer

412 pages

Éditeur : Pocket Jeunesse

Date de parution : le 7 mars 2013

Prix : 17€90

Quatrième de couverture

« Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing.

Une terrible épidémie ravage la population.

Depuis l’Espace, un peuple sans pitié attend son heure…

Personne n’imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle-mère. Car la jeune-fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer…« 

Mon avis

Je lis rarement de la science-fiction car je n’apprécie pas beaucoup ce genre littéraire, mais je dois dire que j’ai été séduite par Cinder.

Cinder est mi-humaine, mi-cyborg. Elle travaille dans un magasin comme mécanicienne pour le compte de sa belle-mère. C’est une femme détestable qui rend la vie de Cinder très difficile. Le monde dans lequel vit Cinder est touché par une terrible maladie : la pandémie. Malheureusement, aucun vaccin n’a été trouvé pour combattre cette maladie. L’une de ses demi-sœurs l’attrape et Cinder est tenue responsable par sa belle-mère de cette contamination. Celle-ci l’envoie alors à l’institut scientifique afin qu’elle serve de cobaye, auprès d’autres cyborgs, pour essayer de trouver un remède contre cette maladie.

L’Empereur est également atteint par cette horrible maladie. Son fils, le Prince Kai, fait tout pour essayer de trouver un remède. Il doit aussi continuer d’entretenir de bonnes relations avec le monde lunaire, notamment avec la Reine Levina, mais à quel prix ?

Dans ce premier tome, l’auteur reprend quelques éléments incontournables de Cendrillon : les demi-sœurs, la méchante belle-mère, le prince, le bal, le carrosse… Attention, ce n’est pas une réécriture de ce conte. L’auteur nous invite plutôt à nous plonger dans un monde futuriste et sombre, avec une intrigue bien différente de celle de Cendrillon.

L’écriture de Marissa Meyer est agréable à lire, les pages se tournent toutes seules et on ne les voit pas défiler. Je trouve qu’elle a bien réussi à nous décrire le ressenti de Cinder tout au long de ce roman. Par contre, j’ai trouvé l’intrigue trop prévisible. Néanmoins, j’ai été surprise par quelques événements du dénouement final. Et quel dénouement ! Il est intriguant et nous donne, sans hésitation, envie de lire la suite de cette saga.

Concernant l’héroïne, j’ai beaucoup aimé Cinder. C’est une jeune fille qui a été transformée en cyborg vers l’âge de onze ans afin d’avoir la vie sauve. Le problème est que dans ce monde les cyborgs sont considérés comme des moins que rien, des esclaves. De plus, elle vit avec sa belle-mère qui la déteste et fera tout pour la blesser psychologiquement. Elle est assez mâture, intelligente, elle sait ce qu’elle veut et réfléchit avant d’agir.
Concernant les personnages secondaires, j’ai fort apprécié Iko, un androïde qui m’a tout de suite attendri. Nous rencontrons aussi la famille de Cinder : personne ne l’aime sauf sa demi-sœur qui tombe malade. Cinder rencontrera également le Prince Kai. Il semble sympathique et aura de graves décisions à prendre pour sauver son peuple. Il appréciera également beaucoup Cinder… Il essayera de maintenir la paix avec la Reine Levina qui est une vraie garce. J’aurai tout de même bien aimé en apprendre plus sur le monde lunaire. J’espère que cette envie sera assouvie dans les prochains tomes.

Un monde futuriste et ravagé par la maladie, une jeune fille loin d’être ordinaire, des révélations et une pointe de science-fiction ; de quoi passer un très bon moment de lecture !

J’ai eu le plaisir de chroniquer ce livre pour les Chroniques de l’Imaginaire.

La note de Rex

4 sur 5

Time Riders (tome 4 – La guerre éternelle), de Alex Scarrow

453 pages

Éditeur : Nathan

Date de parution : le 7 février 2013

Prix : 15€50

Quatrième de couverture

« Liam O’Connor aurait dû mourir en mer en 1912.

Maddy Carter aurait dû mourir en avion en 2010.

Sal Vikram aurait dû mourir dans un incendie en 2026.

Mais à la dernière seconde, une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne modifient le passé… et ne détruisent notre monde.

Maddy, Liam et Sal doivent retrouver Abraham Lincoln, qui a subitement disparu. Ils n’ont pas une minute à perdre, car, sans lui, la Guerre de Sécession ne peut pas prendre fin !« 

Mon avis

J’ai beaucoup aimé ce quatrième tome ! J’appréhendais un peu cette lecture à cause de la guerre présente dans ce tome, un sujet qui ne m’intéresse pas, mais finalement j’ai fort apprécié une fois de plus les aventures de Liam, Maddy, Sal, Beck et Bob.

Liam, Maddy, Sal, Beck et Bob doivent aller sauver Abraham Lincoln en 1861. Ce sauvetage ne se passera pas comme prévu… De retour en 2001, une onde temporelle a lieu et nos Times Riders préférés se retrouvent bloqués dans le présent, en 2001, à New-York, mais dans un New-York en guerre !  Cette ville est dévastée. L’histoire a été modifiée et Abraham Lincoln n’a jamais été Président… Du coup la guerre de sécession perdure. Liam, Maddy, Sal, Beck et Bob vont devoir rétablir l’histoire à tout prix.

Même si la trame de l’histoire est répétitive par rapports aux précédents tomes, la sauce prend toujours avec moi. L’auteur arrive à nous tenir en haleine tout au long de la lecture. Des sujets importants comme la guerre ou l’esclavage sont traités dans ce roman ; un roman jeunesse mais instructif ! J’ai trouvé d’ailleurs très intéressant l’idée d’Alex Scarrow : que serait devenu New-York sans Abraham Lincoln ?

Tous les personnages ont un rôle important dans ce quatrième tome notamment Maddy qui, dans les précédents tomes, restait toujours dans la base des Times Riders. Ici, son rôle est primordial et elle se débrouillera comme un chef !

Ce tome est plus sombre, tout le monde ne sortira pas vivant de cette guerre et des secrets seront sur le point d’être révélés. J’ai hâte de lire le cinquième tome qui est déjà dans ma Pile à Lire 🙂

Je remercie grandement Samia et les éditions Nathan pour cette lecture dans le cadre de notre partenariat.

La note de Rex

5 sur 5