Archives de Catégorie: Témoignage

Point final, de William LAFLEUR

171 pages

Éditeur : Michel Lafon

Date de parution : le 2 juin 2016

Prix : 14€95

Quatrième de couverture

« CE MATIN, JE SUIS MORT.

J’AI MIS UN POINT FINAL A CETTE VIE.

Dans leur maison, une mère et ses deux enfants viennent d’apprendre la mort accidentelle de leur mari et père.Tout à leur souffrance,  comment pourraient-ils se douter qu’ils sont épiés jour et nuit, que des caméras et des micros enregistrent chacun de leurs gestes et chacune de leurs paroles ? Que celui qui les observe n’est autre que leur cher disparu ? Bien vivant, à quelques rues de là, il tient froidement un journal dont les mots se nourrissent de leurs larmes.

Voyeur de la douleur des siens, manipulateur de leur détresse, celui dont l’existence se limite aux pages qu’il noircit jour après jour invite le lecteur à devenir complice de son jeu littéraire… »

Mon avis

Le narrateur qui est le personnage principal, a mis en scène sa mort. Ainsi sa femme et ses deux enfants pensent qu’il est mort. Mais en fait il est en vie et observe tous les faits et gestes de sa famille grâce à des caméras et des micros qu’il a installé dans la maison avant sa mort.

J’avais hâte de découvrir ce roman, ça peut paraître d’ailleurs un peu bizarre car le thème est étrange ! Mais c’est justement ce qui me plaisait. Alors que ce roman me plaisait beaucoup lors de la mise en place de l’histoire, j’ai fini ensuite par vite m’ennuyer. Oui le narrateur se pose des questions, mais je n’ai pas réussi à m’y intéresser. De plus, le roman est écrit en gros caractères et est très court. Il manque donc de profondeur. Néanmoins, la plume de l’auteur est fluide et agréable à lire.

Le narrateur principal, dont on ne connait pas le nom, va observer sa famille faire le deuil de sa mort. Il va passer par plusieurs étapes émotionnelles et va se poser des questions sur son rôle au sein de cette famille, sur les relations qu’il avait avec ses enfants et sa femme. On suit les personnages du point de vue du père de famille qui a fait croire à sa mort, je ne me suis donc pas attachée aux personnages car ça manque d’approfondissement.

Pour conclure, je pensais passer un très bon moment de lecture avec ce livre décalé et immoral, mais finalement j’en ressors déçue. Dommage !

Je remercie Livraddict et les éditions Michel Lafon pour cette découverte dans le cadre de notre partenariat.

La note de Rex

2 sur 5

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Frissons d’assises, l’instant où le procès bascule, de Stéphane Durand-Souffland

235 pages

Éditeur : Points

Date de parution : le 13 juin 2013

Prix : 6€60

 Quatrième de couverture

« Tous les grands procès d’assises connaissent un moment précis où tout bascule : revirement d’un témoin, aveux inattendus d’un accusé, plaidoirie passionnée d’un avocat… Stéphane Durand-Souffland restitue l’atmosphère intense des prétoires confinés et décortique quatorze grande affaires judiciaires, dont la disparition de Suzanne Viguier, le procès d’Yvan Colonna et le scandale d’Outreau.« 

Mon avis

J’aime beaucoup le droit et même si je n’ai pas suivi la voie de la magistrature, j’adore suivre l’actualité des affaires judiciaires. Je n’ai jamais été voir un procès d’assises puisque, pour ceux ouverts au public, ce sont des procès où il faut avoir le cœur accroché : c’est là où sont jugées les affaires les plus horribles. Lorsque j’ai vu que Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire du Figaro depuis 2001, a rédigé ce livre documentaire qui relate un moment précis où tout bascule dans quatorze affaires judiciaires connues, je ne pouvais que me jeter sur cet ouvrage.

Ne vous attendez pas à voir relater tout le procès de chaque affaire. Le livre est court et s’attache vraiment au moment où tout bascule, où un témoin peut avouer qu’il a menti, où un accusé ayant toujours dit qu’il est innocent ne supporte plus la pression, le regard des familles et finit par avouer qu’il est coupable.

Le livre est découpé en quatorze chapitres qui sont construits de la même façon. D’abord, Stéphane Durand-Souffland nous annonce la date du jour du procès qu’il va nous relater. Puis on assiste à ce moment crucial où le procès bascule. Enfin, en quelques lignes, il nous informe du verdict rendu.
Pour les familles assistants aux procès, on voit souvent que c’est très difficile pour elles. Lorsque le président montre les photos de la scène du crime, en général elles sortent de la salle pour ne pas les voir. Mais paradoxalement, les familles n’en veulent pas toujours à l’accusé. Elles veulent qu’il les délivre en admettant le meurtre, mais surtout en leur expliquant les circonstances et les raisons de ce meurtre.On s’aperçoit également que dans un procès d’assises, le président de la Cour d’assises cherche à connaître la personnalité de l’accusé et instaure donc un dialogue avec lui. Certains accusés finissent par se confier tandis que d’autres restent fermés comme une huître.

Dans cet ouvrage, des affaires vraiment connues sont examinées, notamment l’affaire d’Outreau, où l’on ressent aisément la tension qui règne dans la salle rien qu’à la lecture du revirement de l’accusé. L’affaire d’Yvan Colonna, très médiatisée, est également prenante, puisque l’accusé condamné à la perpétuité se dit toujours innocent. Plusieurs procès ont eu lieu, il a formé un pourvoi en cassation après le dernier verdict qui a été rejeté en juillet 2012. A priori, il devrait saisir la Cour Européenne des droits de l’homme.

Attention, ce livre n’a pas du tout pour objectif de juger ou de prendre parti. Stéphane Durand-Souffland a juste voulu raconter le moment où tout bascule, où la salle d’audience est prise de frisson, le moment où le destin de l’accusé se joue. Un livre documentaire que j’ai trouvé très intéressant et parfois prenant.

J’ai chroniqué ce livre pour les Chroniques de l’Imaginaire.

La note de Rex

5 sur 5

Une larme m’a sauvée, de Angèle Lieby avec Hervé de Chalendar

230 pages

Éditeur : Éditions Les Arènes

Date de parution : le 22 mars 2012

Quatrième de couverture

 » La veille du 14 juillet, Angèle Lieby se rend aux urgences d’un hôpital de Strasbourg pour une mauvaise migraine. Son état s’aggrave et on doit la plonger dans un coma artificiel.

Quelques jours plus tard, les médecins n’arrivent pas à la réveiller  : malgré toutes les stimulations, Angèle ne montre aucun signe de vie. «  Il faut la débrancher  !  » finit-on par dire à son mari.

Pourtant, le jour anniversaire de son mariage, sa fille voit une larme perler au coin de sa paupière. Angèle est non seulement vivante, mais parfaitement consciente. Et ce depuis le premier jour…

Elle raconte ici son expérience hors du commun, celle d’une femme enfermée dans son propre corps qui entendait tout, ressentait tout, sans pouvoir réagir.

Une incroyable leçon de vie, d’amour et de courage. « 

Mon avis

Ce livre est le témoignage de Angèle Lieby, qui se rend aux urgences d’un hôpital de Strasbourg pour une grosse migraine. Les médecins doivent la plonger dans un coma artificiel, mais Madame Lieby ne se réveille pas. Son corps reste inerte, ses yeux restent fermés, mais son esprit est bien réveillé et elle entend tout ce qui est dit autour d’elle.

L’écriture du livre est simple (à la portée de tous) et ce livre se lit rapidement car on a hâte de connaître comment Madame Lieby va s’en sortir.

Sachant que c’est une histoire réelle (j’en lis jamais d’ailleurs), ce livre m’a encore plus touchée. Madame Lieby est vraiment passée par des phases où je pense que pas mal de personnes auraient abandonnées. Madame Lieby a écrit ce livre juste pour témoigner et pour éviter que cette histoire se reproduise avec d’autres patients. Elle a vraiment du courage car je crois qu’à sa place, j’en aurai vraiment voulu au personnel médical qui la faisait souffrir physiquement mais aussi moralement lorsque par exemple au bout de quelques jours seulement le médecin propose à son mari et sa fille de la débrancher …  (Je ne spoile pas car c’est écrit dans la quatrième de couverture 😉 ) Il y a quand même de quoi se révolter et j’espère que même si Madame Lieby ne lui en veut pas, elle a été le voir après son rétablissement pour lui dire ses quatre vérités … Malheureusement, ce n’est pas la seule souffrance qu’elle a dû endurer, mais je vous laisse les découvrir en lisant ce livre.

Les autres « personnages » principaux sont son mari, Ray, et sa fille, Cathy. On peut voir à quel point cette famille est « soudée », son mari viendra voir Madame Lieby tous les jours à l’hôpital. Avec sa fille, ils lui parleront très souvent et bien sûr, ils aiment tellement Madame Lieby qu’ils feront tout pour qu’elle revienne parmi eux. Son mari lui a été d’une grande aide pour son rétablissement, cet amour au sein de cette famille a vraiment beaucoup contribué au rétablissement de Madame Lieby qui faisait tous ses efforts pour Ray et Cathy. Ils sont tous les trois très courageux et on ne peut que les admirer.

Je ne peux pas en dire plus sur les souffrances de Madame Lieby pour ne pas vous dévoiler son histoire, mais c’est vraiment une femme forte et admirable.

Vous aurez compris que cette histoire m’a touchée, que des erreurs médicales ont été commises, qu’elles ont été pardonnées, mais qu’elles peuvent arriver à n’importe qui d’entre nous. Je vous recommande cette lecture très touchante.