Archives de Catégorie: Chroniques de l’imaginaire

Replica, de Lauren Oliver

480 pages

Éditeur : Hachette

Date de parution : le 22 mars 2017

Prix : 20€

Quatrième de couverture

« Gemma a toujours été une adolescente solitaire, surprotégée par ses parents à cause de sa santé fragile. Sa vie se réduit à sa maison, son lycée et ses échanges avec sa seule amie. Un jour, Gemma apprend que le nom de son père est associé au mystérieux Institut Haven qui abriterait des expériences scientifiques monstrueuses. Elle décide de se rendre sur l’Ile d’Haven pour découvrir ce qu’il s’y passe réellement…

Lyra – ou numéro 24 – n’est pas humaine, c’est une replica, un clone. Pour elle, le monde se limite à l’Institut, aux savants et infirmières qui s’occupent d’elle. le jour où l’Ile devient le théâtre d’une terrible explosion, Lyra s’échappe. A l’extérieur des murs de l’Institut, elle découvre un monde qu’elle n’avait jamais soupçonné et rencontre Gemma.

Ensemble, Gemma et Lyra essaient de lever le voile sur les mystères de Haven. Les secrets qui leur seront révélés vont changer leur vie pour toujours… »

Mon avis

Nous suivons les aventures de Gemma et Lyra. Gemma est une jeune fille qui va découvrir que son père est lié à l’institut Haven, une clinique associée à des expériences scientifiques sur des humains. Elle décide donc d’en apprendre plus à ce sujet en se rendant à Haven. S’agissant de Lyra, elle vit à l’institut Haven jusqu’au jour où a lieu une explosion. La vie de Gemma et Lyra va alors basculer et elles essayeront de découvrir les secrets de l’institut Haven.

La conception de ce roman est originale. Lauren Oliver a créé deux histoires : celle de Gemma au recto et celle de Lyra au verso. Le lecteur peut soit lire chaque histoire l’une après l’autre et dans l’ordre de son choix, soit croiser les chapitres de chaque histoire. Pour ma part, j’ai choisi de croiser les chapitres. Ce n’était pas très pratique de retourner le livre à la fin de chaque chapitre, mais j’avoue que l’histoire est plus complète. De plus, je pense que si le lecteur lit l’histoire de Gemma et de Lyra séparément, il risque de se lasser de sa deuxième lecture. En plus de l’originalité de cette conception, j’ai bien aimé le thème de ce livre : le clonage.

S’agissant des personnages, je ne me suis pas spécialement attachée à Gemma et Lyra. Elles sont toutes les deux différentes. Gemma a été surprotégée lorsqu’elle était petite, mais Lyra n’a pas connu cela puisqu’elle a toujours vécu à l’institut Haven et n’a pas de parent. Lyra a toujours dû subir des examens dans cet institut, comme si elle était un sujet d’expérience. Pour elle, c’est sa vie et elle ne l’envisage pas autrement. De ce fait, lorsqu’elle découvre le monde, elle semble plus fragile que Gemma.

Pour conclure, alors que d’habitude je n’apprécie pas beaucoup les romans de Lauren Oliver, avec Replica j’ai passé un bon moment de lecture. Je pense néanmoins que la romance est de trop ici.

J’ai chroniqué ce livre pour Les Chroniques de l’Imaginaire.

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Je suis ton soleil, de Marie Pavlenko

462 pages

Éditeur : Flammarion

Date de parution : le 8 mars 2017

Prix : 17€50

Quatrième de couverture

« Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s’acharne à les dévorer. Mais ce n’est pas le pire, non. Le pire, est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d’une inconnues aux longs cheveux bouclés ? Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l’aide, des amis, du courage et beaucoup d’humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil. »

Mon avis

Déborah est une adolescente ordinaire qui va rentrer en terminal, mais sa vie l’est un peu moins. Elle doit faire sa rentrée scolaire avec des bottes en caoutchouc vert pomme aux pieds car son chien Isidore a mangé ses chaussures. Elle vit avec ses parents, mais son père est très souvent absent et sa mère passe son temps à découper des magazines. Le jour où Déborah découvre qu’en plus son père trompe sa mère, elle est chamboulée. Pourquoi sa mère s’est-elle mise à découper des magazines ? Qui était cette femme avec son père ? A qui appartient le numéro de téléphone trouvé sur un post-it ?

Ayant déjà lu la saga Le livre de Saskia de cette auteure, je souhaitais découvrir ce roman qui est d’un tout autre genre. Les thèmes abordés sont sérieux, mais sont néanmoins abordés avec humour et légèreté. Les titres des chapitres sont originaux et l’écriture de l’auteure est fluide et agréable.

Déborah est une adolescente qui a souvent la poisse. Elle doit vivre avec ses peurs et sa colère. A cause de ce qui lui arrive dans sa vie, elle va devoir vite grandir. Heureusement, elle est bien entourée par ses amis, notamment Victor et Jamal. Tout le monde aimerait avoir ce genre d’amis, des amis sur qui on peut vraiment compter. Grâce à eux, elle garde son humour et sa joie de vivre. Il y a également des personnages secondaires qui sont aussi intéressants. Et n’oublions pas Isidore, ce fameux chien-clochard, qui joue également un petit rôle.

Pour conclure, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman qui, malgré les thèmes abordés, donne le sourire.

J’ai chroniqué ce livre pour Les Chroniques de l’Imaginaire.

The curse (tome 2 – The crime), de Marie Rutkoski

535 pages

Éditeur : Lumen

Date de parution : le 21 septembre 2017

Prix : 15€

Chronique du 1er tome

Quatrième de couverture

« GAGNER PEUT ETRE LA PIRE DES MALEDICTIONS…

Fille du général le plus titré de l’Empire, Kestrel a eu la faiblesse, alors qu’elle réprouve l’esclavage, d’acheter dans une vente aux enchères un jeune homme du nom d’Arin. Pire encore, elle a eu la bêtise de lui permettre de devenir son ami… et de laisser la ville entière s’en émouvoir. Elle n’a compris qu’au dernier moment son erreur, en découvrant l’impensable : espion aux ordres de son peuple oppressé, les Herranis, le jeune homme était là depuis le début pour la trahir, pour renverser le pouvoir.

A présent, tout a changé. Kestrel a été contrainte de lutter pour sa survie. Elle a vu ses amis tomber autour d’elle et a dû supporter la douleur de la trahison d’Arin – elle dont l’éducation entière lui souffle de tout faire pour se venger. mais, quand il a fallu choisir son camp, elle a préféré, à son tour, l’impensable : sacrifier son bonheur pour celui des Herranis, céder à un terrible chantage qui la force à tourner le dos à Arin une bonne fois pour toutes. Elle est désormais la fiancée du fils de l’Empereur. S’ouvre, à la cour, un terrible jeu d’échec où Kestrel, doit mentir à tout le monde, depuis le monarque – un homme sans pitié qui se délecte de la souffrance d’autrui – jusqu’à Arin lui-même, en passant par la masse des courtisans qui n’espèrent que sa chute.

Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple ! »

Mon avis

A la fin du premier tome de cette saga, Kestrel a accepté d’épouser Varex, le prince de l’Empire Valorian, en échange de la liberté pour le peuple Herrani dont Arin est devenu le Gouverneur. Dans cet opus, nous retrouvons Kestrel au cœur de manipulations et enjeux politiques.

J’ai beaucoup aimé le premier tome de cette saga, j’avais donc hâte de lire ce deuxième tome. Malheureusement, je ressors vraiment déçue de ma lecture. J’ai trouvé que l’histoire était trop lente et qu’elle n’avançait pas. Je me suis ennuyée et je n’avais qu’une envie : terminer ce livre au plus vite. Les stratégies et manipulations sont omniprésentes, mais l’action est absente. Un petit point positif néanmoins : la première de couverture est magnifique.

Concernant les personnages, nous découvrons l’Empereur qui est vraiment détestable et qui se révèle être un véritable manipulateur. Il est infect avec son fils, mais également avec Kestrel qui va en baver avec lui. Alors qu’au début Varex doute des motivations de Kestrel pour devenir son épouse, il apprend petit à petit à lui faire confiance et on apprend à le connaître. J’espère qu’il comprendra et soutiendra Kestrel. S’agissant de Kestrel et d’Arin, Arin ne comprend pas pourquoi Kestrel a accepté d’épouser le Prince de l’Empire Valorian et Kestrel refuse de lui expliquer. Leur relation va donc se dégrader. Nous découvrons également d’autres personnages qui ont tous un petit rôle intéressant dans l’histoire.

Pour conclure, alors que j’ai apprécié le premier tome de cette saga, j’ai trouvé celui-ci bien trop lent. Autant de pages pour avancer aussi peu dans l’histoire, je ne le conçois pas. J’espère que le troisième tome sera bien meilleur que celui-ci et que l’action sera au rendez-vous.

J’ai chroniqué ce livre pour les Chroniques de l’Imaginaire.

Library Jumpers (tome 2 – La gardienne des mensonges), de Brenda Drake

474 pages

Éditeur : Lumen

Date de parution : le 26 janvier 2017

Prix : 15€

Quatrième de couverture (attention aux spoilers)

« Quand le Conseil des mages envoie Gia dans une petite ville du Connecticut, elle croit d’abord que vivre sous protection avec sa famille, ses amis – et, en bonis, Arik en personne – ne devrait pas s’avérer trop désagréable. mais le déception ne tarde pas : non seulement son meilleur ami, Nick, a du mal à contrôler de tout nouveaux pouvoirs plus qu’inquiétants mais, en plus, Gia est contrainte de vivre sous le même toit que Deidre, sa jumelle seulement en apparence, avec qui elle ne s’entend pas du tout… Sans compteur qu’Arik semble s’intéresser d’un peu trop près à l’une de leurs jeunes voisines !

Bien décidée à retrouver les Chiavi manquante – ces clés magiques qui sont leur seul espoir – la jeune Sentinelle, accompagnée de Nick, visite en secret certaines des plus belles bibliothèques de la planète. Mais le sort s’acharne : elle déclenche au détour d’un couloir sombre un piège qui l’expédie vers une bien mystérieuse destination. Pour retrouver les siens et affronter Conemar, Gia va être contrainte de faire un sacrifice, un choix terrible qui lui coûtera un être cher. »

Mon avis (attention aux spoilers)

Dans le premier tome de cette saga, Gia a découvert un nouveau monde mêlant sorcellerie et danger. Elle ne le savait pas, mais elle est en fait une Sentinelle, comme sa mère l’était. Elle est donc chargée de protéger les Humains des Chimères. Selon la prophétie, Gia serait également l’enfant de l’Apocalypse.

Dans ce deuxième tome, nous retrouvons Gia en sécurité dans le Connecticut. Elle est accompagnée de Nick, Pop, Deidre, Arik… Mais sa nouvelle vie ne sera pas de tout repos : Nick, son meilleur ami, a du mal à contrôler ses nouveaux pouvoirs ; Arik se rapproche bien trop d’une voisine ; son père est proche de Deidre, sa jumelle… Mais Gia n’oublie pas qu’elle et Nick ont pour mission de rassembler les Chiavi manquantes. Pour cela, elle visitera de belles bibliothèques mais devra surmonter quelques difficultés.

Je n’avais pas trop accroché au premier tome de cette saga, mais j’avais quand même envie de lire la suite. Comme pour le premier tome, je n’ai pas trop accroché à l’univers ni aux personnages. Le livre est divisé en deux parties. La première partie est axée sur l’histoire et quelques rappels des événements du premier tome. Cette première partie est relativement calme. Dans la deuxième partie, l’action apparaît enfin.

Concernant les personnages, ils sont nombreux. Nous retrouvons Gia qui est plus mature que dans le premier tome. Ici, la pauvre devra faire face à de nombreuses difficultés. Côté cœur, un triangle amoureux est omniprésent tout au long de la lecture entre Gia, Arik et Bastien. Arik est assez étrange dans cet opus, mais je vous laisse découvrir pourquoi. Enfin, dans le premier tome l’auteure ne parle pas beaucoup de Bastien, mais dans ce deuxième tome on apprend à le connaître et il m’a plu.

Pour conclure, j’ai passé un bon moment de lecture avec cet opus, mais je n’arrive pas à accrocher à l’histoire ni aux personnages. Cependant, cette saga étant appréciée par de nombreux lecteurs, je vous conseille de vous faire votre propre avis.

J’ai chroniqué ce livre pour les Chroniques de l’Imaginaire.

The Curse (tome 1), de Marie Rutkoski

456 pages

Éditeur : Lumen

Date de parution : le 16 février 2017

Prix : 15€

Quatrième de couverture

« GAGNER PEUT ETRE LA PIRE DES MALÉDICTIONS…

Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armer ou se marier. mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la « malédiction du vainqueur »: celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise.

Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors paire, stratège conformée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.

Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple. »

Mon avis

Dans cet opus, les Valoriens ont envahi les Herranis et ont gagné leur guerre. Ils ont ainsi réduits les Herranis en esclavage. Alors qu’un jour Kestrel, la fille du général de l’Empire des Valoriens, se balade avec son amie, elle assiste à une vente aux enchères d’esclaves et achète au prix fort un esclave dénommé Arin. Mais qui est-il réellement ? Que cache-t-il ?

Ce premier tome m’a séduite dès que j’ai vu sa couverture, qui est magnifique. J’ai apprécié que l’auteure explique clairement l’univers assez sombre qu’elle a créé, l’histoire des Valoriens et des Herranis. Cet opus est plus qu’une simple dystopie : on y découvre des stratégies de guerre par exemple. Néanmoins, l’Empire est relativement calme. Nous suivons donc les personnages qui ont pour seule préoccupation le bal, les jeux… L’univers créé par l’auteure est vraiment bien expliqué et très intéressant. La plume de l’auteure est agréable et fluide. Une fois plongée dans ce roman, il m’était impossible de le lâcher.

Concernant les personnages, Kestrel est une jeune femme mûre, réfléchie et stratège. Elle ne supporte pas les injustices envers les Herranis. C’est d’ailleurs l’une des seules à s’adresser à eux. Grâce à cela, elle développera petit à petit sa relation avec Arin. Elle pense avoir deviné une partie du passé d’Arin, mais elle est encore loin de connaître la vérité.
Arin est un esclave intelligent qui cache beaucoup de choses. Contrairement à ce qu’on pourrait croire dès les premières pages, la romance entre Kestrel et Arin n’est pas aussi simple que dans d’autres romans. Vous imaginez bien qu’un esclave Herranis et la fille du Général de l’Empire des Valoriens ne vont pas tomber dans les bras l’un de l’autre aussi facilement.

Pour conclure, un univers riche, des personnages intéressants, de l’action, des enjeux politiques, des manipulations ; des ingrédients parfaits pour passer un très bon moment de lecture. J’ai hâte de lire la suite de cette saga.

 

J’ai chroniqué ce livre pour les Chroniques de l’Imaginaire.

La note de Rex

4 sur 5

Le baiser de la déesse, de Aprilynne Pike

330 pages

Éditeur : Pocket Jeunesse

Date de parution : le 16 février 2017

Prix : 17€90

Quatrième de couverture

« Tavia Michaels a miraculeusement survécu à un terrible crash qui a emporté ses parents. Mais peu de temps après l’accident, d’étranges événements se produisent… Qui est ce jeune homme d’un autre temps qui lui apparaît en rêve ? Et pourquoi peut-elle tout à coup faire surgir des objets comme par magie ?

L’accident l’a-t-il transformé plus qu’elle ne l’aurait imaginé ? En cherchant des réponses à ces questions, Tavia va découvrir que son passé cachait des mystères aussi incroyables qu’inquiétants… »

Mon avis

Tavia était dans l’avion avec ses parents lorsque celui-ci s’est crashé. Elle est la seule survivante sur les 256 passagers. Elle vit maintenant avec son oncle et sa tante et est victime d’une amnésie. De ce fait, elle est suivie par une psychologue. Elle se confie auprès de son seul ami, Benson. Il connaît tout de son passé, du crash de l’avion et des choses étranges qui commencent à lui arriver. En effet, Tavia n’arrête pas de rencontrer un jeune homme qui l’attire, mais qui disparaît aussitôt. Qui est-il ? Aussi, Tavia développe des capacités étranges. Que lui arrive-t-il ?

J’ai passé un bon moment de lecture avec cet opus. La couverture est vraiment très belle et m’a donné envie de me plonger dans ce livre. Dès les premières pages, l’auteure nous plonge dans l’histoire avec le crash de l’avion. L’avancement de l’histoire peut sembler lent, mais je pense que l’auteure a choisi de garder le suspens le plus longtemps possible et de faire douter le lecteur sur la sincérité de chaque personnage. Pourquoi Tavia est-elle la seule survivante de ce crash ? Qui est le jeune homme qui l’attire ? Pourquoi développe-t-elle d’étranges capacités ?

S’agissant des personnages, Tavia est une jeune fille qui commence seulement à se remettre de ce crash d’avion. Elle a perdu ses parents et se retrouve hébergée chez son oncle et sa tante qu’elle ne connaît pas. Nous découvrons ensuite une Tavia perdue, qui ne sait pas à qui faire confiance. Elle ne sait pas ce qui lui arrive, et je dois avouer que j’étais comme elle. Je me méfiais de tout le monde et je me demandais comment elle allait dénouer toute cette histoire. Heureusement que Benson est toujours à ses côtés lorsqu’elle en a besoin. Un triangle amoureux se met d’ailleurs en place entre Benson, Tavia et cet étrange jeune homme qu’elle a rencontré.

Pour conclure, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce premier tome dont l’histoire est originale malgré le triangle amoureux.

J’ai chroniqué ce livre pour les Chroniques de l’Imaginaire.

La note de Rex

3 sur 5

Manipulation (tome 1 – Corbeaux), de Juliette Lemaître

394 pages

Éditeur : Edition Hachette

Date de parution : le 22 février 2017

Prix : 18€00

Quatrième de couverture

« Ils vont venir ici. Liz, ils vont venir et les ténèbres se refermeront sur moi… sur toi… sur tout le monde.

Liza vit avec sa sœur, à l’écart de la Société . Elle a promis de toujours la protéger, elle, la petite Anna qui n’a jamais su marcher. Mais en quelques heures, leur destin bascule. Anna est capturée par la Milice.

Liza n’a pas le choix. Si elle veut revoir sa sœur, elle va devoir quitter le monde qu’elle connait et entrer dans cette Société qui retient Anna prisonnière. Quitte à tomber dans le piège tendu par son président, un homme manipulateur et sans scrupules…« 

Mon avis

Liza et Anna vivent seules dans une ferme, loin de la Société dirigée par le Président Connor. Liza veille sur Anna qui ne peut pas marcher. Alors qu’un jour elle s’absente pour aller chercher de la nourriture, les Corbeaux, la milice de la Société, font une descente à la ferme. A son retour, Liza comprend vite que sa sœur a été kidnappée. Un seul moyen de la sauver : se rendre aussi discrètement que possible au sein de la Société et récupérer sa sœur. Mais de son côté, Connor, intrigué par les facultés d’Anna, ne la lâchera pas aussi facilement…

J’ai passé un très bon moment de lecture avec cette dystopie que j’ai dévorée très rapidement ! J’avais peur de trop ressentir le côté jeunesse des personnages, mais ce ne fut vraiment pas le cas. Quant à l’auteure, elle était au lycée lorsqu’elle a écrit cet opus. Je n’ai pas ressenti son jeune âge dans son écriture, mais j’aurais apprécié un peu plus de profondeur dans l’histoire.

S’agissant des personnages, Liza est très mature. Elle a une lourde responsabilité puisque c’est elle qui doit faire tourner la ferme et s’occuper de sa sœur. Elle n’hésitera pas à aller la sauver, prête à tout pour la retrouver. Elle fera d’ailleurs la rencontre de Calim qui l’aidera dans ses mésaventures. S’agissant d’Anna, elle a des dons un peu spéciaux. Qui est-elle vraiment ? C’est ce que cherche à savoir Connor. Il n’hésitera pas à torturer cette pauvre Anna qui n’a que huit ans pour parvenir à ses fins. On aimerait tellement la consoler ! Quant à Connor, il est détestable mais nécessaire à l’histoire.

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome. Oui, l’histoire manque un peu de profondeur, oui, certaines choses sont un peu faciles, mais c’est vraiment une dystopie que je vous conseille de découvrir !

J’ai chroniqué ce livre pour les Chroniques de l’Imaginaire.

La note de Rex

5 sur 5

King’s Games Apocalypse, de Nobuaki Kanazawa

413 pages

Éditeur : Lumen

Date de parution : le 6 octobre 2016

Prix : 15€

Quatrième de couverture

« La fin du King’s Game approche ! Cette fois, le défi diabolique lancé tous les soirs à minuit n’est plus seulement réservé à une poignée de malheureux, mais s’adresse aux lycéens du pays tout entier… Le reste de la nation suit les événements à la télévision, où défilent les messages abjects du roi.

Lorsque le premier ordre tombe – tous les lycéens de la préfecture de Hiroshima sont sommés sous peine de mort de rejoindre en moins de 24 heures la région voisine d’Okayama –, trois amis décident de s’y plier. Mais pour Tomohisa, Shûichi et Yuka, qui croient à une simple plaisanterie, c’est surtout l’occasion de sécher les cours. Jusqu’à ce que la terrible sanction s’abatte sur les réfractaires…

La menace est claire : des dizaines de milliers d’adolescents sont bel et bien en danger de mort ! Nos jeunes héros sauront-ils résoudre l’énigme du jeu du roi afin de parvenir à survivre et à empêcher les massacres ? Dans ce nouvel opus de King’s Game, l’enjeu monte encore d’un cran. Cette fois, c’est une véritable apocalypse qui s’annonce !« 

Mon avis

Dans cet opus, le Roi ne s’en prend plus uniquement à quelques lycéens, mais à tous les lycéens du Japon. Alors qu’il dicte ses ordres, tout le pays suit ses messages à la télévision. Le premier ordre est donné à tous les lycéens de la préfecture de Hiroshima de rejoindre la région voisine d’Okayama sous 24 heures, sous peine de mort. Tomohisa, Shûichi et Yuka, qui croient à une simple plaisanterie, vont obéir à l’ordre afin de sécher les cours. Ils vont vite arrêter de croire à une plaisanterie lorsque les sanctions vont s’abattre sur les lycéens qui n’ont pas joué le jeu.

Je trouve cette saga assez répétitive, j’étais donc curieuse de voir si cet opus allait l’être autant en sachant que tous les lycéens du Japon sont concernés par le jeu du Roi. L’histoire est en effet moins répétitive puisque le Roi dicte juste trois ordres. Les journées sont donc plus longues que dans les précédents tomes et quelques longueurs se font ressentir. Néanmoins, la narration est rythmée et les pages se tournent vite. Pour le plus grand plaisir des âmes sensibles, les missions sont moins gores et sanglantes que dans les précédents tomes. Contrairement aux précédents tomes, les trois personnages principaux que nous suivons sont solidaires entre eux.

Pour conclure, rien d’original dans cet opus par rapport aux précédents tomes. Malheureusement, il reste encore trop de questions restées sans réponses.

J’ai chroniqué ce roman pour Les Chroniques de l’Imaginaire.

Seuls (tome 1 – La disparition), de Kidi Bebey, Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti

267 pages

Éditeur : Pocket Jeunesse

Date de parution : le 19 janvier 2017

Prix : 9€90

Quatrième de couverture

« Ils sont cinq. lls sont seuls. Plus d’école. Plus de règles. Plus de parents. Plus d’adultes. Ils ne peuvent compter sur personne d’autre qu’eux-mêmes. Seuls dans un monde hostile. Dodji et ses amis vont devoir s’unir pour survivre.« 

Mon avis

Dans ce roman, nous suivons cinq enfants : Yvan, Leïla, Camille, Terry et Dodji. Lorsqu’ils se réveillent, ils s’aperçoivent que tout le monde a disparu. Il n’y a personne dans les rues, on pourrait croire que la fin du monde est arrivée. Ces cinq enfants ne comprennent pas ce qu’il s’est passé. Un événement étrange et inexplicable s’est produit dans la petite ville de Fortville et ils semblent en être les uniques survivants. Que s’est-il passé ? Que sont devenus les parents ?

Ce roman illustré est une adaptation de la bande dessinée éponyme. Il se lit très vite, mais j’ai malheureusement trouvé qu’il n’était pas assez développé. On n’a d’ailleurs aucune réponse aux questions que l’on se pose. C’est dommage, car l’intrigue m’a vraiment donné envie de découvrir ce roman. Néanmoins, je pense que les prochains tomes seront plus développés et apporteront quelques réponses.

Yvan, Leïla, Camille, Terry et Dodji ont entre cinq et quatorze ans. Ils vont apprendre à se connaître et à former un groupe soudé. Vous vous doutez bien que pour ces enfants, cette situation est très difficile à vivre psychologiquement. Comment vont-ils survivre ? Comment vont-ils se nourrir ?

Un roman jeunesse dont l’intrigue évolue trop lentement, mais qui plaira certainement aux jeunes lecteurs.

J’ai chroniqué ce livre pour les Chroniques de l’Imaginaire.

Cette obscure clarté, de Estelle Laure

312 pages

Éditeur : Hachette

Date de parution : le 14 septembre 2016

Prix : 17€

Quatrième de couverture

« Mon père est à l’asile. Ma mère a pris des vacances à durée indéterminée. Si on apprend qu’elle nous a laissées seules, Wren et moi, on va nous séparer.

Après le lycée il reste le frigo à remplir, les factures à payer, la maison qui tombe en ruines, nos voisins à gérer…Heureusement, deux personnes connaissent notre secret: ma meilleure amie Eden et Digby son frère jumeau merveilleusement parfait – et parfaitement casé.

Certains jours, j’ai l’impression que je ne vais pas y arriver. Alors quand, en rentrant du boulot, je trouve le frigo qui déborde ou des muffins encore fumants au pied de l’escalier, je ne peux m’empêcher de me demander: Est-ce qu’on cherche à nous empoisonner ? Ou bien est-ce que, même au cœur des ténèbres, l’espoir pourrait briller ?« 

Mon avis

Le père de Lucille et Wrenny est à l’asile. Leur mère est partie quelques jours en vacances, mais elle n’est pas rentrée. Pour ne pas être séparée de sa sœur, Lucille fera comme si sa mère était bien rentrée de vacances. Mais ça deviendra de plus en plus difficile de cacher la vérité, surtout lorsqu’il faudra de l’argent pour se nourrir et payer les factures. Vont-elles s’en sortir ? Leur mère reviendra-t-elle ? Leur secret sera-t-il découvert ?

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman. Le sujet est difficile et je n’arrive pas à me dire que cela doit réellement exister, une mère qui abandonne ses enfants. C’est tellement inconcevable pour moi qu’une mère puisse faire ça. Le sujet de l’abandon est donc difficile, mais Lucille et Wrenny vont également devoir survivre seules. Lucille fera tout pour ne pas être séparée de sa petite sœur. En plus des cours, elle travaillera pour gagner des sous et essayer de survivre.

Heureusement, elles peuvent compter sur deux amis, Eden et Digby, qui les aideront à garder leur secret. Elles peuvent également compter sur un mystérieux inconnu car leur frigo se remplit tout seul pendant leurs absences. Lucille devra également faire face pour la première fois à ses sentiments pour un garçon, elle devra apprendre à gérer ses émotions en sa présence. Je trouve néanmoins que cette romance est de trop dans ce roman. Des flash-back vont permettre au lecteur de découvrir le passé de Lucille et Wrenny. Pourquoi leur père est à l’asile ? Pourquoi leur mère avait besoin de vacances ?

Pour conclure, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman. Le sujet de base est bien traité, sans que cela invite le lecteur à sortir ses mouchoirs. Au contraire, le sujet est traité de manière positive tout au long du roman.

J’ai chroniqué ce roman pour les Chroniques de l’Imaginaire.